Pourquoi pas toi ?

CNRS INTEGER - INstitutional Transformation for Effecting Gender Equality in Research Société Française de Physique

Rechercher




Accueil > Portraits

Stéphanie Kodjikian

par Webmaster - publié le , mis à jour le

Stéphanie Kodjikian

Stéphanie Kodjikian a fait un bac scientifique parce qu’elle était bonne élève. « J’ai pris goût aux sciences au cours de mes études universitaires et décidé alors de poursuivre jusqu’au doctorat », raconte cette ingénieure de recherche à l’Institut Néel, le plus important laboratoire de physique à Grenoble, pour qui « la physique est vaste et passionnante. »


Stéphanie Kodjikian - Portrait de "Femmes en... par CNRS

Sa spécialité : la microscopie électronique en transmission. Elle explique : « Au laboratoire, je veille au bon fonctionnement de l’appareil et m’occupe de son développement. Je participe par ailleurs à différents projets de recherche en collaboration avec des chercheur·e·s qui utilisent la technique dont je suis spécialiste. »

Pourquoi n’a-t-elle pas opté pour un poste de recherche, alors que son doctorat le lui permettait en principe ? « J’avais le souhait de fonder une famille, et le plus logique était que je trouve du travail en France plutôt que de partir plusieurs années en post-doc à l’étranger. » Elle précise : « Personnellement, je n’ai rien sacrifié, mais c’est évident que la question d’une carrière de chercheur·e se pose de manière plus prégnante pour une femme que pour un homme. »

Au quotidien, le plus désagréable est parfois d’entendre ici ou là que telle collègue a été promue… parce que c’est une femme. Pour autant, Stéphanie Kodjikian explique travailler dans un environnement privilégié : « Tout le monde comprend les contraintes familiales des un·e·s et des autres, et celles-ci concernent aussi bien les femmes que les hommes. »

La physicienne ajoute : « On explique souvent aux femmes comment être plus à l’aise dans un milieu d’hommes. Il serait également intéressant de permettre aux hommes d’exprimer leur sensibilité afin qu’ils ne se sentent pas toujours obligés de jouer les supermen ! » Sans que la physique n’en soit pour autant moins passionnante, bien au contraire !

Mathieu Grousson
Stéphanie Kodjikian
Ingénieure de recherche au CNRS
Institut Néel (CNRS) à Grenoble