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Aleksandra Walczak

par Webmaster - publié le , mis à jour le

Aleksandra Walczak

« En Pologne, j’ai fait mes études dans des salles de cours où étaient accrochés des portraits de Marie Curie. Comment alors imaginer que la physique ne soit pas une discipline pour les filles ! », s’amuse Aleksandra Walczak, dont le parcours académique international et le recrutement au Laboratoire de physique théorique de l’École normale supérieure, à Paris, en 2010, témoignent du contraire !


Aleksandra Walczak - Portrait de "Femmes en... par CNRS

Sujet de prédilection : L’application des outils de la physique statistique à l’étude du fonctionnement des systèmes biologiques. « J’aime cette approche non réductionniste qui appréhende le monde dans toute sa complexité », explique-t-elle.

A l’image de la manière dont cette physicienne aborde les questions de genre en science. Elle analyse : « Avec le temps, on s’habitue à évoluer dans un milieu masculin. Mais en réalité, plein de petites choses subtiles font que c’est plus difficile pour une femme que pour un homme. »

Une réalité pas sans conséquences : « Des collègues m’ont dit ne pas se sentir assez fortes pour postuler à un emploi permanent ou à une promotion. » Et d’ajouter : « On pourrait penser que les femmes de ma génération tiennent pour acquis qu’elles peuvent revendiquer les mêmes droits que les hommes. Dans les faits, ce n’est pas toujours le cas. »

Sans compter que la loi elle-même peut être source d’inégalités. Un exemple : l’impossibilité pour un homme de prendre un congé aussi long qu’une femme à la naissance d’un enfant : « Ainsi il est plus difficile pour les hommes de prendre leurs pleines responsabilités familiales, ce qui peut créer un déséquilibre entre les sexes, avec des conséquences au niveau professionnel », argumente Aleksandra Walczak.

Ce qui n’empêche pas la chercheuse d’insister sur l’importance de montrer à quel point la physique peut être passionnante. En précisant que « les carrières scientifiques sont compatibles avec d’autres intérêts. » Ce que n’aurait sans doute pas renié Marie Curie.

Mathieu Grousson
Aleksandra Walczak
Chargée de recherche au CNRS
Laboratoire physique théorique de l’École normale supérieure - LPT-ENS (CNRS/ENS) à Paris